Patricia Debuchy

Artiste peintre


Aspirations / Meaning

Il me faut dégager le plus de sentiments dans une peinture aboutie et personnelle et aller au plus juste,
là, où la sincérité de l’engagement transcende le sujet.

Permettre le dialogue de la toile avec celui qui va la regarder et voir dans l’oeuvre le fruit de l’individu dans sa vérité la plus intime.

Catalogue raisonné

« L’œuvre picturale que façonne Patricia Debuchy depuis quelques années maintenant, s’inscrit indiscutablement dans une continuité du courant impressionniste tout en marquant clairement son empreinte dans la création contemporaine.

Et si sa peinture se réfère à ses illustres pairs qui ont marqué la deuxième moitié du XIXème siècle, elle s’affirme à contre-courant des vagues tendancieuses actuelles et sa facture, immédiatement identifiable, s’impose à tous les regards attentifs.

Une artiste qui mérite notre regard, à la hauteur du sien …

Patricia Debuchy porte en elle sa peinture depuis des années, comme on porte un enfant que l’on retient au monde puis que l’on délivre enfin d’une attente trop longue.

Une gestation singulière, belle et douloureuse, riche de désirs et de frustrations, qui trouve aujourd’hui dans la grâce du bonheur d’aimer toute l’énergie de peindre.

Ne cherchez pas une ligne directrice, un lieu commun, un espace confiné dans son écriture picturale. Patricia est fondamentalement une femme libre, une artiste qui ose s’aventurer dans des contrées étrangères. Forte de cette diversité, elle cultive l’envie d’explorer, jour après jour, les territoires infinis que lui offre la toile.

Des images du sacré aux sacrés personnages, Patricia construit son Panthéon dans l’espace qui réunit toutes les mémoires. De l’inconscient collectif au souvenir personnel, sa peinture nous met en dialogue avec « le divin des mortels » … Une sensibilité à fleur de peau, une force intérieure au bout des doigts, une peinture dans la spontanéité du geste, sincère et vibrante, l’artiste trace quelques traces de l’humain laissées par nos rencontres d’un jour ou d’une vie. Aucune indifférence possible face à l’intensité de ces figures où chaque coup de pinceau, chaque éclat de couleur et de lumière est le reflet de nos petits morceaux d’âmes.

La couleur est sans conteste l’une de ses grandes forces. Sa peinture transcende le sujet et, quel qu’il soit, le met immédiatement en mouvement dans la rétine de notre esprit.

Ses personnages, le plus souvent des enfants, se déplacent dans notre imaginaire du côté de la « nostalgie heureuse ». Ils véhiculent une émotion collective que chacun fait voyager dans sa propre histoire. Chacune de ses peintures trouve un écho sensible dans nos mémoires vives ou enfouies. Chacune de ses peintures parle à chacun d’entre nous, quel que soit notre culture, notre éducation, notre âge ou nos références. Parce que nous sommes profondément des êtres de « cœur » et que c’est exactement là qu’elle nous touche.

Aujourd’hui, elle profite de la sérénité de son environnement pour continuer harmonieusement son chemin de femme et d’artiste.

Sa peinture éclaire le versant heureux de nos vies pour nous accompagner au-delà d’elles-mêmes … »

Editorial Christian Guex. Catalogue 2008 / 2015

Une nostalgie heureuse

La permanence des temps heureux.
Je travaille sur le passé proche familial des souvenirs d’enfance. Le passé recomposé. La mélancolie douce-heureuse.
Comme un album de photographies ouvert à notre coeur qui appellent les souvenirs de vacances au bord de mer, ces petits moments d’été que l’on oublie jamais.
Comme une empreinte fixée ou parfois enfouie qui évoque, retrace ou rafraîchit notre mémoire affective.

Mon travail restitue la passé proche, le souvenir de notre enfance. Cette enfance, la nôtre, celle de nos enfants ou encore de nos petits enfants, que je fais revivre et vibrer en matière, comme une douce piqûre de rappel de ces moments de bonheur partagés.

« Patricia Debuchy fait vibrer dans sa peinture une certaine « nostalgie heureuse ».

« Elle capte le souvenir dans l’instant de son mouvement, dans l’élan fugace d’une seconde d’éternité.
Les couleurs et la matière donnent vie à ses personnages et réveillent nos émotions.
Tous ces enfants appartiennent à notre mémoire récente ou lointaine, ils deviennent les nôtres par la grâce des sa peinture.

J’aime sa façon de peindre, comme elle enfouit les couleurs pour mieux les laisser réapparaître.
Sa facture participe intimement de cette histoire intemporelle qu’elle nous raconte.
Et comme toute peinture qui s’affranchit de la notion du temps, elle existe aujourd’hui pour longtemps …

Dans le monde qui nous entoure actuellement, qu’il est bon qu’une peinture nous rassemble et nous fasse du bien !
C’est la peinture du bonheur ! « 

Christian Guex. Galerie Au delà des Apparences. Annecy
Catalogue édition 2014

Les demoiselles aux chapeaux

J’identifie notre passé en me référent au « portrait d’Irma Brunner » d’Edouard Manet (pastel sur toile, vers 1880) et, à partir duquel , j’imagine des paysages typiques des différentes régions de France qui se dégagent du chapeau, afin d’évoquer nos racines, cette terre nourricière à laquelle nous appartenons et sommes issus.
Un travail de mémoire sur la terre de nos ancêtres, en sorte.

« Bonnes et mauvaises rencontres à Lille Art Fair »
« (…) ce cru 2013 présenté du 7 au 10 mars méritait le voyage, même si l’on risquait d’y faire des rencontres franchement désagréables. J’en évoque quelques unes avant de passer aux bonnes surprises (…). Passons aux bonnes rencontres(…) .

Une découverte, enfin. Au détour d’une allée, mon regard a été aimanté par deux portraits d’Irma Brunner. Edouard Manet nous a laissé le profil gauche de la jeune femme, superbement traité au pastel. Patricia Debuchy présentait dans le stand d’Au-delà des apparences à Annecy deux tableaux de dimensions inégales traitant chacun des deux profils d’Irma, se détachant tous deux, comme chez Manet, sur le fond noir du chapeau porté avec une élégance raffinée. Mais Patricia Debuchy ne plagie évidemment pas Manet : elle le recrée plutôt en le copiant (dans l’esprit qui avait présidé, naguère, à la superbe exposition « Copier-Créer » au Louvre). Manet avait choisi Irma non comme un modèle, mais comme un motif rapidement saisi grâce à la technique du pastel. Patricia Debuchy prend le temps d’intégrer l’image de la demi-mondaine du XIXe siècle dans sa propre peinture pas du tout passéiste, avec en particulier des effets de matière originaux, nullement contradictoires avec l’esprit novateur de Manet. Une bonne rencontre, en vérité. »

La lettre hebdomadaire de Jean-Luc Chalumeau
21 Mars 2013

Les « d’après »…

Patricia Debuchy s’est imprégné de diverses sensibilités d’oeuvres du passé afin de créer la sienne. De cette mémoire faite de détails et dans une démarche esthétique, elle réactualise les grandes images du passé de Goya, Manet, Sargent…

« Le bonheur en mouvement :
Patricia Debuchy a la foi. La foi dans l’amour, le partage, l’espérance. Dieu vit
en elle, la peinture aussi. Elle a toujours voulu être peintre, depuis l’âge de 10
ans. Une envie, un désir enfoui pendant des années avant de ressurgir à l’aube
de ses 50 ans.

Comme le décrit si justement Christian Guex, galeriste d’Au-delà des
apparences, « elle porte en elle sa peinture depuis des années, comme on porte
un enfant que l’on retient au monde puis que l’on délivre enfin d’une attente
trop longue. Une gestation singulière, belle et douloureuse, riche de désirs et de
frustrations, qui trouve aujourd’hui dans la grâce du bonheur d’aimer toute
l’énergie de peindre. » Bonheur… Le bonheur de peindre pour une artiste qui
se révèle être une « peintre du bonheur ».

Le bonheur rêvé :
Diplômée des Beaux-Arts avec les félicitations du jury, styliste au sein du
prestigieux groupe Hermès, elle a dû « apprendre à désapprendre », à ne plus
conjuguer ses oeuvres au plus-que-parfait pour en sortir une peinture faite
d’émotion, tout en mouvement et en spontanéité. Un lâcher-prise qui aurait plu
à Claude Monet, lui qui déclarait à un de ses élèves : « J’aimerais juste vous
voir une fois placer sa bouche sous un oeil plutôt que sous le nez ! » Elle laisse
donc courir ses envies sur la toile, joue avec les couches de peinture
acrylique, crée une atmosphère singulière au travers des nuances de gris
dans le ciel de ses oeuvres représentant des enfants sur la Côte d’Opale, paysage
de ses vacances d’enfance…

« J’ai besoin que mon pinceau s’écrase sur la toile ! »

Des moments simples. Des moments nostalgiques où seul le bonheur
transparaît, où seul le bonheur transpire dans la simplicité.
Le bonheur d’être là. Le bonheur de vivre, tout simplement. »

Vincent Louvigne pour Trait d’co – Juin 2014